Contrôle, vous êtes réformé !

Contrôle, vous êtes réformé !

Si vous ne faites pas partie des petits chanceux qui ont pu prendre un rendez-vous avant la date limite alors vous devrez effectuer le contrôle technique de votre véhicule selon les nouvelles règles en vigueur depuis le 21 mai 2018. En effet, celui-ci a été réformé par une directive européenne qui vise à renforcer la sécurité routière. Nous vous proposons de faire le point sur les détails techniques qu’implique cette mesure. Mais d’abord, un petit point sur ce fameux « contrôle technique ».

Le contrôle technique, c’est quoi ?

C’est l'obligation d’utiliser un véhicule en bon état de marche et sécurisé pour circuler, qui existe depuis 1992 (l’année de mise en place du permis à points). 
Le premier contrôle technique d’un véhicule doit avoir lieu avant la date anniversaire de sa quatrième année (date de 1ère mise en circulation), anticipation possible de 6 mois maximum. Puis, tous les 2 ans, votre véhicule doit faire un check-up complet de la même manière ! La date du contrôle effectué ainsi que la date limite du prochain seront indiqués sur votre carte grise, ainsi que sur le macaron qui sera apposé sur le pare brise par le contrôleur.
 
Les véhicules utilitaires (VU) sont soumis à un contrôle intermédiaire pour la pollution, un an après le contrôle initial, excepté les VU dont le certificat d'immatriculation indique une carrosserie « HANDICAP » (handicapés), « CARAVANE » (camping car) ou « FG FUNER » (fourgon funéraire). 
 
Les véhicules de collection bénéficient d'un contrôle adapté pour tenir compte des particularités techniques du véhicule (le certificat d'immatriculation doit porter la mention « VEHICULE DE COLLECTION »). Les contrôles ont lieu à intervalles n'excédant pas cinq ans. Ils sont exemptés de la visite complémentaire pollution depuis début 2012.

« Dédé » faillance !

Dédé !? Mais c’est qui celui là ? Non, il s’agit des éventuelles défaillances résultant de ces fameux points de contrôles qui sont effectués sur votre véhicule. Il en existait 410 mais désormais ce sont 668 défaillances potentielles qui seront vérifiées lors des 132 points de contrôles (contre 124 auparavant). Ces « dédéfaillances » sont regroupées en 3 catégories :
Les « mineures » au nombre de 162, les « majeures » qui en comptent 362 et les « critiques » (celles qui font mal) au nombre de 144. Ce qui nous fait bien 668 ! Oui oui et c’est important pour la suite car ce ne sont pas les points de contrôle qui change tout mais bien le nombre de défaillances potentielles à vérifier !
Mais avant cela détaillons un peu : 
 
Défaillances « mineures » : elles n’ont pas d’incidence notable sur la sécurité ou l’environnement. Elles seront simplement mentionnées sur le procès verbal du contrôle, sans obligation de réparation immédiate.
 
Exemple :
  • Garnitures ou plaquettes de freins : usure importante
  • Pneumatiques : usure anormale
  • Tuyaux d’échappement et silencieux : dispositif endommagé sans fuite ni risque de chute
Défaillances « majeures » : nécessitent une réparation dans les 2 mois suivie d’une contre-visite obligatoire.
 
Exemple :
  • Garnitures ou plaquettes de freins : usure excessive (marque minimale atteinte)
  • Pneumatiques : l’indicateur d’usure de la profondeur des sculptures est atteint
  • Tuyaux d’échappement et silencieux : mauvaise fixation ou manque d’étanchéité du système d’échappement
Défaillances « critiques » : il s’agit de dangers directs et immédiats pour la sécurité routière et/ou ayant une incidence sur l’environnement. Le véhicule sera alors autorisé à circuler jusqu’à la fin de journée minuit. Puis il devra être immobilisé jusqu’à la remise en état des points concernés, et toujours sous couvert de la contre-visite obligatoire dans les 2 mois. Déroger à cette nouvelle règle vous exposerait à une amende de 135€ (90€ en cas de paiement immédiat) voir à une mise en fourrière du véhicule.
 
Exemple :
  • Garnitures ou plaquettes de freins : usure excessive (marque minimale non visible)
  • Pneumatiques : la profondeur des sculptures n’est pas conforme aux exigences
  • Tuyaux d’échappement et silencieux : mauvaise fixation ou manque d’étanchéité du système d’échappement : très grand risque de chute
  • Pertes de liquides : fuite excessive de liquide autre que de l’eau susceptible de porter atteinte à l’environnement ou constituant un risque pour la sécurité des autres usagers de la route : écoulement permanent constituant un risque très grave.

Avant-après :

Faisons un petit point mathématique : 132 point de contrôles contre 124 auparavant, 668 défaillances potentielles contre 410, les techniciens devront donc effectuer un contrôle beaucoup plus poussé et plus strict qu’auparavant. Et ça change tout !
Le contrôle technique qui avait une durée moyenne de 40min va voir son délai repoussé de 5 à 10min. Et, comme le temps c’est de l’argent, son prix aussi pourrait être « repoussé » : une augmentation de 15 à 20% selon 40millions d’automobilistes, soit autour de 80€ contre 60€ auparavant.
Comme les contrôles seront plus exigeants, il faut  aussi s’attendre à plus de contre- visites, et donc plus d’obligations de réparation engendrant plus de frais..
 
Il en va de notre sécurité et de notre bien-être pulmonaire à tous, mais à la fin tout cela à quand même un prix. Un bon conseil : Qui veut voyager loin ménage sa monture. Il vaut mieux bien entretenir son véhicule toute l’année afin de limiter l’usure des pièces importantes et répartir les frais plutôt que de payer les pots cassés à la fin !

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